Coach, psy, consultant… tout ça c’est pareil, non ?

Un jour, on m’a demandé si je ne voulais pas devenir coach. Ma réponse a été “non je ne veux pas être psy et t’imagines si je suis de mauvais conseil ?”. Je faisais une belle salade de tous ces termes en n’imaginant pas les différences profondes qu’il pouvait y avoir entre chaque métier mais aussi leur complémentarité. Je vous propose un petit tour d’horizon pour découvrir ce qui fait la spécificité de chacun de ces métiers, les rassemble ou les différencie.

Entre le coaching et la thérapie, il y a des valeurs communes essentielles : l’écoute, la bienveillance, la confiance, le respect et l’éthique.
Dans les deux cas, le coach comme le thérapeute ont effectué un travail sur eux-mêmes et continuent à le faire pour pouvoir accompagner au mieux leurs clients et patients.
Enfin, il est important d’avoir en tête que ce n’est pas parce qu’on suit une thérapie que l’on ne peut pas suivre un coaching et inversement.

C’est pour ces raisons que je vous propose de revenir sur les différences de chacun de ces métiers.

En coaching, il y a le coach et la personne accompagnée que nous appelons généralement le coaché ou le client.
L’accompagnement proposé en coaching est réduit dans le temps et ne dépasse pas quelques séances qui peuvent être étalées sur un trimestre, rarement plus.

Le coach est présent pour écouter le client et le questionner à partir des mots et des réponses qu’il formule. Tout au long des séances, il fait en sorte que la personne accompagnée trouve elle-même les réponses à ses questions. C’est une des principales différences entre le coaching et les autres spécialités : en tant que coach, je considère que seule la personne accompagnée sait comment elle fonctionne, ce qu’elle veut, quels sont ses besoins, ses limites.

Mon but n’est aucunement d’être d’accord ou pas avec ce qui est dit mais juste de réussir à faire se poser les bonnes questions à la personne que j’accompagne pour qu’elle puisse dépasser ses propres freins ou peurs et qu’elle se révèle pleinement. Je n’ai donc pas du tout un rôle de sachant ou de conseiller et le jugement, l’influence, le conseil, la thérapie ou la transmission de savoirs ne sont pas du tout au programme de nos séances.
C’est d’ailleurs ce qui peut parfois perturber certains clients : le coaching est une véritable introspection sur soi-même. Et c’est ce qui amène le coaching à être un processus autonomisant pour la personne accompagnée, qui la responsabilise dans ses prises de décision.

Chaque séance de coaching va consister à travailler sur le présent pour permettre de contribuer au futur que l’on souhaite. Lorsqu’une personne démarre un parcours de coaching, elle vient avec un besoin. Nous allons voir comment décortiquer ce besoin global en différentes étapes qui vont pouvoir être atteintes lors de chaque séance et qui seront complétées par un travail du coaché en-dehors de ces séances. En coaching, on va toujours être orienté vers la solution et le comment.

Mais alors comment savoir si le coaching est adapté pour vous ?

-> S’il y a quelque chose que vous voulez ou ne voulez pas ou plus,
-> Si vous n’arrivez pas à vous décider,
-> Si vous ne savez pas comment vous y prendre,
-> Si vous ne comprenez pas ce qui vous freine ou vous empêche d’avancer,
-> Si vous êtes motivé(e) à avancer et à trouver au moins une réponse à ces questions,
Alors le coaching est fait pour vous !

La définition du coaching est d’ailleurs résumée par l’International Coaching Federation, “le coach considère son client comme un partenaire. Tous deux déterminent ensemble l’objectif, le cadre et les résultats attendus et le client reste le seul responsable de ses propres objectifs. En ce sens, le client est maître du contenu. Le coach est un expert du processus de coaching et reste maître du cadre. Son rôle de partenaire requiert qu’il soit dans la position de comprendre les enjeux professionnels de son client sans toutefois être l’expert du métier de celui-ci. Le coach posera les bonnes questions, le client trouvera ses réponses.”.

Contrairement au coach, le psychothérapeute est un soignant. C’est pour cette raison que l’on ne parle pas de clients mais bien de patients.
Le rôle du thérapeute va être de travailler sur les maux de son patient, que l’on retrouve bien souvent dans le passé, par exemple de soigner des blessures émotionnelles. Tout au long de ses séances, le thérapeute va tenter de comprendre leur origine, le fameux “pourquoi”, dans le but d’améliorer le présent.
A la différence d’un parcours de coaching qui se réalise sur une période réduite, une thérapie n’a pas de durée pré-définie et peut s’étaler sur plusieurs mois voire années, tant que le patient en ressent le besoin.

Et le consultant dans tout ça ? J’ajoute ce métier ici car j’ai constaté qu’il est fréquent pour un consultant, un conseiller de dire “je vais te coacher” mais cela ressemble plus à une séance de motivation qu’à du vrai coaching.
Alors qu’en est-il du consulting ?
Un consultant arrive avec son expertise, c’est un spécialiste dans son domaine qui arrive en sachant (= c’est lui qui sait). On fait appel à lui pour avoir un regard extérieur sur une situation, profiter de ses conseils, de sa recommandation, de son partage d’expériences et de ses conseils.
Le consultant est là pour proposer des solutions à une problématique ou une situation précise.
On est donc à nouveau dans un rôle bien différent de celui de coach.